Article : http://www.streetpress.com/sujet/1485429231-cette-greve-au-bengladesh-dont-vous-n-avez-pas-entendu-parler-vous-concerne

De nombreuses entreprises ont délocalisé leurs usines du fait de la main d’oeuvre locale chère (du fait du salaire minimum obligatoire auquel qu’ils doivent appliquer sur leur sol).

La majorité des usines de textile sont actuellement au Bangladesh où les conditions de travail ne sont pas respectées : les locaux sont très souvent insalubres, les produits toxiques, le travail à la chaîne n’est pas gratifiant, les enfants souvent cachés travaillent aussi, malgré eux afin de subvenir aux besoins de leur famille, les horaires sont ____ etc.

Ces très mauvaises conditions ont donné lieu à la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh en 2013 qui a fait 1 135 morts. Des fissures avaient été remarquées la veille et les inspecteurs avaient demandé l’évacuation et la fermeture de l’usine mais « les salariés des ateliers de confection s’étaient vu enjoindre de revenir le lendemain ». Source  Je pense personnellement que le fournisseur a fait pression sur les salariés, les menaçant de venir sous peine de perdre leur poste, ce qui a malheureusement causé la perte de nombre d’entre eux et blessé la plupart de l’autre partie, ne pouvant parfois plus jamais travailler (J’avais vu un reportage il y a quelques années à ce propos, où les reporters interrogeaient les victimes).

Depuis le 12 décembre dernier, les salariés sont en grève car malgré le choc ressenti mondialement après l’accident (il y en a eu d’autres plus mineurs), rien ne bouge, leur condition reste la même. Ils demandent une augmentation du salaire minimum.

Le silence médiatique est très important ici. Non seulement les marques concernées étouffent l’affaire (certaines multinationales responsables du Rana Plaza accusent leur fournisseur d’avoir fait appel sans l’en informer, à un sous-traitant Source, mais de plus, la presse préfère axer ses articles, à mon avis, sur des personnalités (politiques ou mondaines) et non sur la souffrance d’autrui.

Étant donné qu’il n’existe actuellement aucune liste claire et précise informant quels marques ou hypermarchés ont des fournisseurs impliquant des salariés ayant des mauvaises conditions de travail (à partir de quand peut-on considérer que ce sont des bonnes conditions ?) afin de les boycotter, nous (simples consommateurs) ne pouvons pas forcément choisir en connaissance de cause. Cependant, je considère qu’en tant que dernier maillon de la chaîne, il est de notre devoir de nous renseigner (en France, la loi de la Non-assistance à personne en danger peut être mise en avant à ce propos).

Note : l’article original n’était à mon avis absolument pas objectif :

« ELLES ONT BESOIN DE VOTRE SOUTIEN » –> en communication non-violente, cette formulation est utilisée pour faire agir un auditoire et qu’il ne se braque pas. « J’ai besoin de toi » et « Tu dois le faire » ; un enfant fera très facilement une action s’il sait que la personne lui est reconnaissante et qu’il a l’impression de ne pas être obligé.

« Vous n’en avez peut-être pas entendu parler car peu de médias occidentaux ont repris l’info. » –> Pardonne du passé mais maintenant vous ne pouvez plus rester neutres

« Pourtant, cette lutte sociale qui a lieu à des milliers de kilomètres vous concerne. Et vous avez un rôle à jouer en tant que consommateur-citoyen. » –> prise à parti du lecteur

Edit, le fil d’actu en a parlé dans sa dernière vidéo parue jeudi soir : (11 min 39)

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